Le réseau de communication du CNLCP qui assure la remontée de l’information acridienne : les brigades de veille.

 Dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte préventive et au regard du caractère désertique, éloigné, immense et difficilement accessible de l’aire de grégarisation du Criquet pèlerin, le CNLCP a mis en place en 2006 un système de collecte de l’information bâti sur les prospections acridiennes de ses équipes opérationnelles ainsi que la mise en place d’un réseau de collecte des signalisations de présence du ravageur. Ce réseau est animé par les brigades de veille. Celles-ci sont composées de nomades, lesquels sont le plus souvent regroupés occasionnellement autour des points d’eau, les voyageurs, les agents de l’administration déconcentrée et les élus locaux. L’installation d’un tel réseau de communication répondait au souci d’occupation spatiale de cette immensité des aires de grégarisation et de distribution, difficilement maîtrisables par les seules équipes de prospection/lutte.

 Les brigades de veille sont des relais villageois de collecte et de transmission de l’information sur le criquet pèlerin au Mali

Les brigades de veille constituent des segments  précieux dans la chaine de gestion préventive. Elles ne sont pas habilitées à faire des traitements chimiques. La zone d’intervention de la brigade correspond aux limites du  terroir du village, de la fraction nomade et autour des points d’eau. Le brigadier  est  un homme  désigné en assemblée générale  et chargé d’animer la brigade de veille. Actuellement le système d’alerte précoce est animé principalement par les informations en provenance des brigades de veille. Des signalisations de présence acridienne sont périodiquement envoyées et les mesures idoines de vérification et de contrôle sont prises. L’objectif global  des brigades de veille est d’assurer la remontée de l’information acridienne du village au CNLCP.

Mission de sensibilisation du CNLCP auprès des Brigades de veille

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